New NewYork 2001





On exploite le tiers monde depuis tellement longtemps. On l'a fait on nom du drapeau : c'était le colonialisme. Après le choc de la deuxième guerre mondiale, où l'on a réussi à faire triompher le droit du peuple à se gouverner, le reste du monde a dit qu'il aspirait à la même chose si on lui permettait d'avoir son indépendance.

Bon gré mal gré on s'est retiré mais c'était reculer pour mieux sauter ; nos économies sont trop liées, nos besoins sont chez eux et puis 500 ans de vie commune cela crée des liens. Alors, comme on ne pouvait revenir sous l'uniforme vert, on a demandé à nos chiens de garde - ceux qui ne sont jamais partis les hommes en noir - de continuer à chapeauter les destinées de ces peuples, car de toutes manières ils sont perdus sans nous.

Ainsi, les costumés trois pièces ce sont mis au travail et avec leur zèle habituel ils ont étendus cette idée au monde entier ; rien ne leur a échappé, pas même les pouponnières qui elles aussi doivent respecter les dogmes de la rentabilité. Ils ont été tellement efficace qu'ils ont pris la place du maître.

Alors, quand notre double malfaisant, ce rebelle, a détruit nos tours jumelles fierté phalliques symboles de notre puissance spirituelle et économique, on nous a demandé de se ranger tous comme un seul homme derrière notre nouveau chantre de la liberté au nom de nos valeurs car on ne pouvait répondre à cet ambitieux que par la plus ferme des réponses : LA GUERRE, une croisade s'il le faut. En effet il nous a meurtri. La peur du lendemain est revenu. Nos nuits sont hantées par ces 6000 morts sans sépulture, touchés au centre de la cité impériale, contrairement aux 35000 morts quotidiennes résultat de la politique impériale des transnationales.

Et bien moi, j'ai plutôt envie de crier, de vomir mon dégoût à la guerre et je préfère crier oui à la paix surtout quand dans les raisons invoquées on me montre l'arbre qui cache la forêt.

Un citoyen de l'Empire

-Automne 2001-




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